DIDUCS: délirarium improvisé d'une coccinelle sanguinaire
Une adulescente sensible aimant l'écriture, la lecture, la couleur bleue et les carottes!
Petite Nanie très intéressée par la créativité des uns et des autres, qui peut rougir devant de petits gestes!
Ayez une autre idée du jardinage : je suis un bonzaï qui cache une forêt !
15.11.09
Objectif Lune
J'ai l'impression d'être une petite fourmi qui ne s'arrête jamais de travailler... et mes parents veillent à ce que je ne m'arrête jamais, quand c'est fini il en reste encore! Ce soir, je vais enfin pouvoir dire à ma maman que, oui, ça y est, j'ai fait des maths et qu'il serait bien que je révise Thalès, le PGCD et le PPCM! Ma vie est palpitante!
J'attaque demain une deuxième semaine de stage cette fois-ci en CE1, toujours à Meudon. Ah, je vais prendre l'air, tout noter, essayer de blablater avec l'enseignante! Et c'est reparti pour des fiches de prep' !
J'ai un emploi du temps de la semaine un peu chargé puisque je me suis fixé plusieurs objectifs et il va falloir que ça tourne!
Le week-end prochain, mon M. vient chez moi, il va pouvoir reprendre son rôle de coach sportif puisqu'il m'entraîne pour le 1500 mètres, et je cours donc devant lui mon petit 1500 mètres afin de prouver à tous que je suis à bonne santé et que j'aime cracher mes poumons avec joie et délicatesse!
Par ailleurs, vous pourrez me croiser au salon de l'Etudiant le dimanche 22 novembre de 9h30 à 11h30 à la Porte de Versailles!
Allez, je repars bosser les maths, après je vais me détendre en regardant les couleurs criardes de Valérie Damidot, qui veut un mur orange?
Bizzz bizzz
Mélanie
Ah , bientôt les vacances! J'ai déjà eu une semaine de stage. J'ai pu prendre en main la classe de CM1, avec d'abord une activité d'orthographe en demi-groupe. Puis le lendemain , c'était une séance d'arts visuels qui m'attendait.J'ai ainsi pu inaugurer mes premières fiches de préparation le jour de l'anniversaire de ma Maman. J'apprenais plein de choses en rentrant sur Paris avec l'enseignante chez qui je faisais mon stage. Durant ce stage, je me suis beaucoup plus éclatée, tout en étant en stage d'observation, qu'à mes précédents stages "made in IUFM". Nathalie a voulu me tester, Gaspard à la fin de mon stage m'a serré la main, Malo m'a fait de très beaux dessins au stabilo...
Quant à moi, je me familiarise de plus en plus avec Word 7 et je suis fière de moi en refaisant ce que mon M. me montre le week-end et j'ai même créé un tableau toute seule cet après-midi.
Je descends bientôt dans ma province pour fêter mon anniversaire en famille.
Tonton a eu droit, de ma part, à du Desproges car comme disait l'intéressé "on n'est pas que des pédé!"Voilà le texte que je lui ai concocté, les photos viendront plus tard...Je vous fais des gros bisous et je vous laisse en compagnie du petit mot :
Même si mon oncle était quelqu'un de rare pour les uns ou d'original pour les autres, il ne ressemblait pas à l'oncle du film de Jacques Tati qu'il m'avait fait découvrir. Durant ces dernières semaines, notre moyen de communication était les lettres que je lui envoyais de la part de son chien Cookie et voici la dernière : Mon cher Papa, Je sais que ton sourire et ta gentillesse ont marqué le personnel hospitalier, mais , nous, ta famille c'est ton rire que nous retiendrons. Et parce que tu aimais rire, je citerai l'humoriste Pierre Desproges qui dans un de ses réquisitoires disait ceci : « S'il est vrai que l'humour est la politesse du désespoir, s'il est vrai que le rire, sacrilège blasphématoire que certains taxent de vulgarité et de mauvais goût, s'il est vrai que ce rire-là peut parfois désacraliser la bêtise, exorciser les chagrins véritables et fustiger les angoisses mortelles, alors, oui, on peut rire de tout, on doit rire de tout. De la guerre, de la misère et de la mort. Au reste, est-ce qu'elle se gêne, elle, la mort, pour se rire de nous ? Est-ce qu'elle ne pratique pas l'humour noir, elle, la mort ? ... Tous, nous sommes fauchés, un jour, par le croche-pied rigolard de la mort imbécile. Alors, quel autre échappatoire que le rire ? » Ton papa disait : « Pour être regretté, il faut mourir jeune », Papa, je te regrette déjà. Je vais veiller sur Maman. Je veillerai aussi à ce que tes petits-enfants me tirent le moustaches ... là aussi... pour rire. Papa, je t'aime. Ton bébé Cookie Tonton, j'avais recueilli le tracé de toutes les mains de la famille, non pas pour faire une exposition mais pour te donner le sourire et t'apporter du courage, par ces petits gestes, on voulait tous te donner un coup de main, je pose l'enveloppe près de toi, tu les regarderas de là où tu es. Je te fais des gros mich mich comme tu disais souvent. Désormais nos vies ont perdu de ta couleur. Nanie
Maintenant que je sais que j'ai échoué au concours de professeurs des écoles, un petit bilan sur cette année s'impose.Je suis partie à 900 kilomètres de ce qui est devenu le "chez mes parents", le cordon ombilical qui m'unissait encore à ma mère s'est bien fait distendre même s'il est encore présent avec des coups de téléphone quotidiens.J'ai aussi dû m'occuper de moi, devenir ma propre petite maman en essayant de manger sainement ou en m'auto-motivant pour aller courir par exemple. J'ai dû aussi apprendre à me débrouiller un peu plus toute seule en devant gérer pour mon petit chez moi le ménage, le repassage, les repas... mais aussi les études et l'amoureux qui vient le week-end. On ne pourra pas dire que j'ai bossé, j'ai bossé autant que j'ai pu et même si certains pensent que j'aurai pu bosser plus et/ou que j'ai bossé ce concours comme un examen, certes j'ai fait des erreurs mais j'ai fait autant que j'ai pu à mon niveau avec une pression assez forte. Pression que je me mets et que mes parents me mettent même si parfois ils ne font pas exprès, car je suis leur fille unique et parce que tout le monde me regarde dans la famille car je suis la dernière de mes cousins à avoir atteint ce niveau d'étude. Durant cette année, je crois que je n'ai pas beaucoup pris soin de moi, je me suis surtout pas ménagée dans l'objectif de ce concours et ma créativité en a pâtie, même si j'ai eu une année de décor de torchon, si j'ai cousu mon sapin et si j'ai récupéré un meuble sur le trottoir que j'ai poncé avec Mathieu, que j'ai repeint en blanc et qui trône désormais dans le salon -salle à manger avec le nom d'Hector. Mais je n'ai pas beaucoup dessiné, je n'ai pas beaucoup écrit, je n'ai pas beaucoup créer. Je me retrouve ces jours-ci à recommencer à avoir des idées créatives mais les mettre en oeuvre s'avère plus difficile que ce que j'aurai pensé. J'ai cependant l'impression d'avoir un vide dans mon ventre, car outre avoir engrangé des connaissances à m'en gaver le cerveau, j'ai l'impression que je n'ai servi à personne pendant cette année scolaire 2008-2009, je n'ai accouché de rien de beau. Pendant que mes entrailles se trouvent bien creuses en ce moment, il y coule mon énervement, ce sentiment d'injustice et la déception dans le flot des larmes amères. Mais je n'ai pas le droit de me plaindre car comme me le disent mes anciens camarades de classe que j'ai croisé et qui sont admissibles : "l'important c'est la santé!", c'est vrai que ma santé me sert à m'alimenter moi-même, à me baisser, à marcher, à dormir, à voir, à sentir et à être vivante, mais franchement je n'en sens pas la préciosité parce que je suis malheureuse. "L'important, c'est la santé", jolie phrase pour m'inviter à me la boucler, pour ne pas que je me plaigne de ne pas être admissible à 2,5 points. Ce matin, je suis allée voir les oraux de sport pour noter les questions, ce fut encore pire car outre retrouver des personnes admissibles, j'ai écouté un exposé d'une fille de ma classe, je connaissais les réponses alors qu'elle ne savait pas. J'étais presque prête en sport et dans d'autres domaines et mon envie de fuir a pris le dessus. Je fuis leurs commentaires mesquins et abrutis, je fuis leur sourire compatissant, je fuis leurs réponses bidons, je fuis l'IUFM où j'ai envie de redevenir anonyme. Il faut aussi rajouter à cela que je n'ai pas faim mais que j'ai en ce moment une passion pour la pâtisserie, je pourrai toujours me reconvertir en pâtissière. Ce n'est pas très reluisant et mes parents n'aident pas toujours à mon épanouissement personnel, cependant je suis vivante et il va falloir que je me chouchoute pour grimper la pente et enfin avoir droit à mon petit coin de ciel bleu! L'objectif de ces prochaines semaines va être de me refaire une santé, de laisser couler de l'eau sous les ponts et transformer ma cellule monacale avec mes petits moyens en quelque chose d'un petit plus coloré. Et surtout me re-connaître.
Encore un jour se lève sur la planète France et je sors doucement de mes rêves, je rentre dans la danse ... et j'enfile mon jogging. Je reprends le chemin de mon petit jogging à travers les rues de mon arrondissement, je parcours encore une fois le trajet du bus qui me mène à mon IUFM. Pendant ce temps, mon M. qui aime autant le sport que moi est resté chez moi, il se douche et commence à faire la vaisselle, alors que je passe devant des monuments plus ou moins anonymes, un chantier, une station service, l'église Saint-Christophe.
En passant devant le sacro-saint Monoprix chez qui j'assouvis mes volontés crépusculaires de bouffe, il y avait un groupe de pigeons, je les ai trouvés mignons, ils se faisaient la toilette dans le caniveau, les plumes un peu retroussées pour faire rentrer l'eau et bien se nettoyer, je les ai trouvés touchants même s'il y en a un qui a crotté sur le minuscule rebord d'une de mes fenêtres.
Quand j'ai été revenue, je me suis lavée, j'ai mis une machine en route, puis nous sommes partis sur les bords de la Seine avec mon M..
Les bouquinistes et leurs cartes érotiques nous y attendaient, nous avons bien marché sur les différents ponts à proximité des Tuileries, le pont des Arts, le Pont Neuf... nous nous sommes doucement dirigés vers Notre-Dame. On a même fait les touristes pendant qu'un policier demandait au gars à côté de nous ses papiers. Le jardin de l'archevêché est très joli, puis nos ventres criant famine, nous sommes revenus rive gauche pour prendre le métro, nous avons alors pris un pont sur lequel la vue était très jolie, il y avait de la verdure, un canal en arrondi, un joli ciel, ça m'a fait penser à une sorte de Venise parisienne, même si je ne suis jamais allée à Venise. Je vous montre, vous me direz ce que vous pensez de ce paysage, au sens géographique du terme, bien sûr. hi hi hi
Les écrits approchent, donc dès le matin c'est vitamines, cognito , doliprane, et après bossage! Hier, je suis allée repérer les lieux en Arcueil, charmant petit blockhaus en 4 ailes! Donc, pour vous donner mes informations: mardi 28 avril à 13h = Français mercredi 29 avril à 8h30 = Mathématiques mercredi 29 avril à14h30 = Histoire- Géographie & Sciences et techno
La phrase du jour vient du Vatican qui a réagi à la journée de la Femme: la plus grande avancée du XX° siècle pour la femme n'a pas été la pilule mais la machine à laver.
Benoît XVI et ses acolytes sont une belle bande de comiques insoupçonnés!
Je suis une fille, mes parents ne vous diront pas le contraire mais je suis aussi un bulldozer tendre et rêveur, une coccinelle sanguinaire, une carotte rouge, une styliste et égérie chez Gluchi mon C**! Je suis une fille qu'on ne peut pas cerner en une seule fois ! Il faut savoir gratter en douceur mon vernis! Je suis une fille aux yeux revolver dont la citation favorite est : "Les mots sont des pistolets chargés".